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Clinique La maladie d’Alzheimer

La Clinique

La maladie d’Alzheimerune affection neurodégénérative…

 

La maladie d’Alzheimer est une affection neurodégénérative qui touche plus de 900 000 personnes en France. L’âge est le plus grand facteur de risque, ce qui va augmenter considérablement dans les années qui viennent  la population atteinte . Cette maladie est marquée par l’apparition de troubles cognitifs qui touchent principalement 3 fonctions :

  • la mémoire,
  • le langage,
  • les capacités visuospatiales.

Les troubles évoluent en deux étapes. La phase initiale correspond à un déclin cognitif « modéré »  « mild cognitive impairement » ou MCI. Dans cette phase, il n’y a généralement qu’une fonction touchée, habituellement la mémoire. Tous les patients n’évoluent pas obligatoirement vers la maladie d’Alzheimer (MA) qui à ce stade ne peut être diagnostiquée de façon certaine. On considère qu’il s’agit d’une MA si les patients sont en perte d’autonomie, ce qui correspond généralement à une atteinte  de deux ou des trois principales fonctions cognitives citées précédemment.

La physiopathologie n’est pas totalement élucidée. La première piste a reposé sur la constatation d’une dégénérescence touchant les neurones cholinergiques notamment au niveau des lobes frontaux du cerveau. Des traitements médicamenteux visant à limiter la dégradation de l’acéthylcholine ont pu alors être utilisés avec des effets transitoires et des effets secondaires parfois importants qui ont amené à dérembourser ces médicaments. Une autre hypothèse considère que le phénomène principal pourrait être un dysfonctionnement de la plasticité synaptique, qui est la capacité d’optimiser la transmission entre les neurones (synapses) en fonction de l’environnement. Lors des phases d’apprentissage (enfance), la transmission synaptique devient plus rapide, ce qui permet d’augmenter les performances, notamment cognitives. Avec l’âge, la transmission synaptique se dégrade pour de multiples raisons : diminution des capacités à capter les signaux de l’environnement (baisse de la vue, de l’audition …), diminution du métabolisme cérébral du fait d’une moins bonne vascularisation du cerveau. Il en découle une cascade d’évènements qui mène à la mort neuronale et à l’atrophie des régions hippocampiques, marqueur de l’évolution de la maladie ; d’où le recours à des techniques visant  à améliorer la transmission synaptique de façon durable, d’abord en sollicitant les synapses impliqués dans les déficits cognitifs.

Pour la mémoire et les troubles visuospatiaux, les circuits impliqués partent ou arrivent aux cortex préfrontaux et pariétaux. Pour le langage, les circuits passent par le lobe frontal gauche et le lobe temporal gauche (zone de Wernicke). Il y a donc six différentes zones cérébrales à activer par des activités cognitives qui sollicitent les circuits déficients. C’est la base de l’intérêt de l’entrainement cognitif, malheureusement d’effet éphémère en l’absence de renforcement. La stimulation magnétique transcrânienne (SMT) peut renforcer la transmission synaptique de façon relativement durable si elle est délivrée au niveau des différents zones du cerveau impliquées dans les déficits cognitifs .

L’amélioration thérapeutique fut donc de pouvoir associer les deux approches grâce au système NeuroAD (Neuronix, Tel Aviv, ) qui combine entrainement cognitif et SMT. Il comporte un appareil  classique de SMT, avec  neuronavigation et un ordinateur avec écran tactile et différents programmes d’entrainement cognitif. Chaque zone cérébrale impliquée est activée par un entrainement cognitif adapté (travail sur le langage pour l’activation de la zone de Broca par exemple) et stimulée dans le même temps pendant environ 15 minutes. Les différentes zones du cerveau à stimuler sont repérées par le système de neuronavigation basée sur l’IRM cérébrale du patient. Au cours d’une séance d’une heure, on peut traiter trois zones cérébrales différentes. Le lendemain, ce sont les trois autres cérébrales qui seront traitées. Le traitement comporte 30 séances, qui vont être réparties sur une durée de 6 semaines (5 séances par semaine).

Chez tous les patients, il y a une amélioration durable très significative de l’apathie qui est considérée comme le symptôme le plus handicapant de la maladie. Ces résultats sont encourageants et on peut cependant penser qu’il sera indispensable de répéter la procédure, probablement. Il est possible que la répétition des traitements allonge progressivement la durée de l’amélioration témoignant de la réapparition de meilleures capacités d’apprentissage.

Professeur Jean-Paul Nguyen, Neurochirurgien.

 

 

Sessions d’entrainement cognitif associé à de la stimulation magnétique transcrânienne répétitive

 

Objectifs : améliorer certaines fonctions intellectuelles altérées par la maladie d’Alzheimer.

  1. Qu’est-ce que la stimulation magnétique transcrânienne répétitive ?

Il s’agit d’une technique qui consiste à l’aide d’un appareil dédié d’appliquer des stimulations magnétiques brèves et répétées à la surface du crâne. Ces stimulations permettent d’activer ou d’inhiber transitoirement certaines régions du cerveau. Associée à des séances d’entrainement cognitif, des études ont pu montrer que cette technique améliorait l’efficacité de ces séances. Ainsi, des patients, atteints de la même maladie que vous, ont vu leurs fonctions intellectuelles s’améliorer à la fin du programme d’entraînement cognitif.

Il n’y a aucune douleur ressentie lors de ces stimulations. La principale gêne est liée à la nécessité de garder la tête relativement immobile le temps de chaque test (quelques minutes).

Il n’y a pas de danger particulier à la réalisation de stimulation magnétique transcrânienne répétitive. Cette technique est utilisée depuis plus de dix ans dans le traitement de certaines douleurs chroniques et dans la dépression.

  1. Comment se déroulent les sessions ?

Avant la première session, un examen d’imagerie par résonnance magnétique nucléaire (IRM) de la tête sera réalisé pour permettre le repérage précis des zones cérébrales qui seront stimulées lors des séances de stimulation magnétique transcrânienne répétitive. Cet examen sera fait en externe.

Chaque session se déroule sur environ deux heures. Elles auront lieu à la Clinique Bretéché sous la responsabilité du Professeur Jean-Paul Nguyen, accompagné de Madame Alcira Suarez.

Le traitement dure six premières semaines, à raison d’une session par jour du lundi au vendredi.

Trois mois après le début de séance, une nouvelle consultation au Centre de mémoire de recherche et de ressources (CMRR) du CHU de Nantes permettra d’évaluer vos fonctions intellectuelles et avoir votre retour sur ce type de traitement.

  1. Quels seront les frais liés à cette participation ?

La réalisation de l’IRM et la participation à ces séances d’entraînement cognitif associé à de la stimulation magnétique transcrânienne répétitive n’engendreront aucun frais particulier, hormis le transport pour se rendre à l’examen IRM et aux séances d’entraînement cognitif. Il ne sera pas possible d’établir des bons de transport pour ces déplacements.

L'expérience nantaise

Qu'est que la Stimulation Magnétique Transcranienne ?